• tof zloh

Premier Road trip dans le Jura : quand l'aventure commence déjà mal

Dernière mise à jour : 18 juin



Laissez moi vous conter une histoire, qui comme toutes les histoires, commença autour d'une bière. Parce que oui, la bière c'est sacré et ça réunit les peuples ou les alcooliques ! Mais comme tout histoire, il faut planter le décor.


Année 2020 petite soirée chez des amis entre deux accalmies de Covid. Au détour d'une conversation avec une connaissance, nous nous mettons à parler moto. Ben me raconte ses expériences, ses différents road trip et j'en ai des étoiles plein les yeux. C'est à ce moment là que je lui avoue avoir des rêves de voyages à moto, mais que je ne me suis jamais lancé et que seul ça me fait un peu peur. Je n'ai jamais roulé loin pendant plusieurs jours d'affilé, je ne connais pas vraiment ma résistance à la fatigue sur les longs trajets, et surtout je n'ai pas la monture adéquate. Je venais tout juste de revendre Ingrid, faute de temps.


Ingrid









Ingrid c'est une F800GS, qui ne me correspondait pas plus que ça. Attention ce que je vais dire n'engage que moi, et c'est valable pour tout le texte. Une moto doit vivre, cogner, me secouer, mais ce moteur là était trop linéaire, assez aseptisé et ne me faisait pas vibrer plus que ça. Celle ci était tout indiquée pour mes projets, vu qu'elle était tout équipée avec la bagagerie, les suspensions électroniques,... mais en ce temps là, les voyages moto ne m'intéressaient pas vraiment. Je n'en avais fait qu'un seul en famille à 5 motos, et on a voulu rejoindre le point A au point B le plus vite possible. Quasi 6 heures d'autoroute non stop. Plus jamais ! Après celui ci, j'ai eu très peu de temps pour rouler, rénovation de la maison, puis confinement oblige. C'est pourquoi j'avais décidé de la vendre, et pour le peu que je roulais, prendre celle à ma femme. Mais à peine vendue, il me fallait une remplaçante, car un motard sans moto ça ne va pas.


C'est fou comme une conversation, quelques vidéos YT et l'âge avançant, les projets de vie peuvent changer du tout au tout !


A l'époque, en remplacement d'Ingrid, j'avais acheté sur un coup de tête, celle qui restera à tout jamais gravée dans mon coeur, Monica !


Et ni une, ni deux, Ben me propose d'organiser un petit voyage à deux, histoire de me faire découvrir ça et on se cale une date. Je commence mes recherches pour équiper l'hypermot comme il se doit. Mais j'ai beau chercher, une hypermot chargée et avec bagagerie c'est dégueulasse à regarder. Mais laissez moi vous parler un peu d'elle.



Monica




Ahhh Monica, en écrivant ces quelques lignes, la nostalgie me reprend. Je n'ai jamais autant aimé et detesté une moto à la fois. Elle avait tout pour plaire, un caractère d'Italienne, une belle voix rugueuse, un tempérament de feu. Elle réagissait à la moindre caresse de l'accélérateur, même trop pour un jeune papa ! Par contre, comme toute femme de luxe, madame était fragile et j'avais l'impression de passer plus de temps au garage pour des broutilles que sur son dos (rappel constructeur non fait par l'ancien proprio, contacteur de frein perdu en roulant (un caoutchouc à 49 cts), défaut moteur suite à une sonde lambda défectueuse car j'avais roulé sous la pluie, frein arrière spongieux et inexistant avant la purge, équipe Ducati du secteur d'une incompétence sans égale qui m'a valu plusieurs aller-retours, ...) Des petits détails me direz vous, mais l'idylle a vite pris fin. Après deux grosses frayeurs dans des virages, tenant à la vie et à mon permis, en plus de ces petits problèmes mécaniques, je l'ai mise en vente sur le boncoin dans la foulée.






Il me fallait une baroudeuse, une aventurière qui n'ait pas peur de la boue, de la pluie, du gras !

J'ai recommencé mes recherches de la moto ultime. Bien sûr, dans mes fantasmes la grosse Bertha m'a toujours fait de l'oeil (une 1200 GS ou GSA), par contre le budget n'était pas là. Donc c'est parti pour des heures de lectures d'essai, de tests et de visionnages de vidéos YT à tout va, sur les comparatifs moto, les moteurs les plus fiables, les points forts et les points faibles de chacune. Et là ressort souvent le nom de la T7. Ni une, ni deux, je fonce chez mon concessionnaire Yam du coin pour apprendre qu'il en a une, mais ne laisse personne l'essayer. Un comble ! J'appelle à Strasbourg où je peux prendre rendez vous dans la semaine pour faire un tour avec. Ni une, ni deux, j'enfourche la hornet à ma femme et vais l'essayer. L'essai, je dois bien l'avouer, m'a laissé un goût amer dans la bouche. J'étais déçu, je l'ai trouvé trop souple et trop docile par rapport à Monica (certainement dû à l'euro 5 ou sans me le dire ils m'ont donné une A2) et d'un autre côté elle me plaisait bien. Position de conduite, protection au vent, souplesse moteur (je sais je me contredis souvent, comme on est deux dans ma tête et chacun a d'autres envies et exigences).


Retour point de départ. Comparo, vidéos, comparo, vidéos,....


Et là je tombe sur les vidéos de Lolo Cochet, Kap2Cap, et je vois de quoi est capable cette belle créature nippone. Malgré l'essai décevant, je décide tout de même d'en trouver une d'occasion, vu que les éloges ne manquent pas sur cette moto.


Après plusieurs échanges avec Mr. S, on tombe d'accord sur un prix et je pars à Metz la chercher. Et voila comment a commencé mon histoire avec Nikita, ma belle geisha. Une fois assise sur elle, j'ai de suite su que le courant passait entre nous et que nous allions vivre de belles histoires. Lors de l'essai le moteur m'a paru beaucoup plus punchy que l'euro 5 et m'a parlé.


Nikita




Je m'empresse d'écrire à Ben pour lui dire que, ça y est, j'ai le joujou adéquat et qu'on peut y aller ! Je me dépêche d'acheter une bulle haute, un top case et de changer le pneu arrière et roule ma poule!


Excité comme une puce, je n'en dors quasi pas de la nuit. Rendez vous le lendemain matin chez Ben à 7h00, celui en retard paye le petit dej. 7H00 et 18 sec je suis dans sa cour, lui m'attendant déjà sur sa 1200 GS. Malgré la nuit et les températures un peu fraîches, on a tous les deux la banane jusque derrière les oreilles, ça se voit même sous le casque !


On part de suite et on va quelques kilomètres plus loin prendre un petit dej dans une boulangerie du coin. On papote comme deux pucelles toutes excitées par le bal de promo approchant, et on se remet en route, en pensant à toutes ces belles contrées qui nous attendent.




Je me laisse emmener, je n'ai qu'à suivre le guide et savourer les paysages, tout en faisant connaissance avec ma japonaise. Puis on arrive dans le secteur du Dabo, où le gps nous fait passer par des chemins de traverse. N'ayant aucune expérience en off road je roule tout doux, malgré mes pneus 50/50. Et là, je vois Ben y aller franco malgré des pneus route. Je suis plein d'admiration devant cette dextérité hors du commun, qui ne durera qu'un court instant. 200 mètres plus loin, je le vois changer de côté et ni une ni deux, une touffe d'herbe vole par ci, des gravillons et de la boue par là. Et là, c'est le drame ! Je galère à trouver un endroit stable pour garer la T7 et courir à sa rescousse. Heureusement, qu'il ne s'est pas blessé parce que j'ai mis 1 bonne minute pour trouver un endroit où cette foutue béquille, qui est bien 5 cm trop longue, ne fasse pas chavirer la moto de l'autre côté ou ne s'enfonce dans le sol.


Le temps que j'arrive il avait déjà relevée sa BM, ramassé sa valise, qui avait décidée de partir faire une randonnée solo. On fait l'état des lieux, lui n'a rien mais on ne peut pas en dire autant de sa bavaroise. Elle porte les stigmates du dur combat mené avec le sol. Et là en regardant de plus près, on se rend compte qu'il y a du liquide au sol, j'enlève le gant et touche. Verdict sans appel, c'est de l'huile ! On check le cache du culbuteur, celui ci est percé et l'huile coule bien de là. Fin des haricots.


Il est 9h37 et le road trip prend déjà fin. Appel de la dépanneuse et remorquage de la GS. Ben s'en veut et s'auto-flagelle, mais heureusement ce n'est que matériel.

On appelle les différents hôtels pour les prévenir. La première gérante, nous dit que malheureusement elle ne veut rien savoir et que le solde est dû. Le deuxième, motard aussi, comprend et ne nous retient rien.



En attendant la dépanneuse, je me dis, quitte à payer, autant y aller. J'ai les traces gpx (pas la peine de me les demander je ne les ai plus), donc feu. Et si vraiment ça ne va pas je rentre le deuxième jour. Il est 11h30 la dépanneuse a finit de charger la GS. Je reprends la route la mort dans l'âme, seul. C'était hyper dur de se dire que maintenant tu vas finir tout ça seul, quand tu te réjouissais de partager ces moments à deux. Et là, reviennent tous les doutes : Vais-je y arriver ? Vais-je tenir le rythme ?


Un seul moyen de le savoir, y aller, et travailler le mental.





Après une quiche aux oignons surgelée, soit disant faite maison (par Marie ou Picard) dans un bistrot de Sainte-Marie-aux-Mines je me remets en chemin.

Il me faudra plusieurs kilomètres pour me focaliser sur le positif, partir en voyage. Et là, commencent à défiler certains paysages de notre région que je ne connaissais pas et qui m'en mettent plein les mirettes. Quelques photos de la route des crêtes, tant qu'elle est encore autorisée aux motards.





Sur le trajet je vois une dame remplir une bibliothèque libre service et lui demande conseil sur un bon polar, histoire d'occuper ma soirée. En fin de compte je le lirai une fois à la maison. Je me suis promis d'en mettre un en échange dans cette cabine téléphonique lorsque je repasserai devant. Et vous savez quoi ? Je suis repassé devant cette année sans le savoir mais je n'avais pas de bouquin, mais ça sera chose faite ! J'avoue que j'en déposerais plus certainement un dans une cabine à côté de chez moi, car je ne connais même pas le nom de la ville, j'y suis passé deux fois par hasard. Mais c'est beau de se fixer des projets.


Je poursuis ma route, direction le Jura, jusqu'à Baumes-les-Dames, où j'arriverais vers 18h00. Je décharge la moto, graisse la chaîne et file à la douche avant de boire une bonne bière et déguster un délicieux repas. Puis, là deuxième coup de blues. Repas en tête-à-tête avec le téléphone, rien de plus triste. Je décide d'aller me coucher sur ces entre faits et dors comme un bébé jusqu'au lendemain 8h du matin.






Pendant le petit déjeuner, j'en profite pour regarder le parcours du jour. 350 kms de petites routes tranquilles. Je me dis que j'y vais et si je le sens, je rentre le soir même et sinon je vais passer la nuit dans le deuxième hôtel. Le patron m'avait dit qu'il y avait de la place et que je pouvais changer d'avis encore jusqu'au dernier moment. Un mec en or ce Martial.


Je trainasse et ne pars que vers 10h - 10h30, ce qui se révélera être une grosse erreur. Alerte spoiler : je vais passer ma plus belle journée moto de ma vie.


Ne m'attendant à rien et ayant encore un peu le moral dans les chaussettes, je pars sans grande motivation. Mon gps garmin zumo xt me fait quelques soucis, il ne veut pas suivre le tracé initial et me donnera envie, plus d'une fois, d'aller l'envoyer prendre la température de l'eau ou de goûter au macadam ! Mais j'y arrive finalement (souvent ce n'est pas la machine qui est en cause mais l'utilisateur) et découvre des contrées splendides !




Vers midi, après avoir passé plusieurs supermarchés et boulangerie, en me disant << vas y roule, y'a encore de la marge >> je me retrouve à crever la dalle dans une région sans aucun commerce ouvert. Je roule donc encore une bonne heure avant d'aller me ravitailler pour aller faire un pique-nique sur les hauteurs d'Arbois.


Achat de quelques mets locaux, au supermarché mais bon !



J'en profite également pour faire sécher mes affaires (surtout mon slip) et savourer le soleil.


Direction Baume-les-Messieurs, la cascade du hérisson et le cirque. Là encore une fois j'en prends plein les yeux et je m'arrête régulièrement sur la route pour profiter des panoramas et des différents points de vues.


Sur mon trajet il y aura la capitainerie où je vais déguster un excellent smoothie aux fruits frais.





Après cette cure de soleil et avoir fait le plein de Vitamine D, j'arrive au belvédère de Grange sur Baume et la cascade des Tufs. J'y ai testé l'étanchéité toute relative de mes bottes d'enduro, et ....... elles ne le sont pas !










Après avoir crapahuté un peu avec une partie du matos moto, je me remets en route, les pieds trempés qui baignent dans les bottes dans un mélange de jus de chaussette et d'eau vaseuse. Je n'ose même pas parler de mon caleçon, trempé d'un pur jus d'anus et de sueur de couilles, dont j'ai une recette maison inégalable. Dans cette joie, bonne humeur et jus divers je continue ma route, tout en m'émerveillant de la souplesse de ce moteur CP2, un vrai bijou. Il reprend en 3ème à 30 km/h sans cogner, permet d'enquiller les kilomètres sans jouer continuellement du sélecteur, et ses 73 cv ne me mettent jamais en défaut ou ne me font trouver son moteur fade. C'est un pur régal, sauf pour mon arrière train qui me réclame des pauses régulières, malgré le cycliste D4 en dessous. J'arrive, au détour d'un virage, sur un parking où sont stationnés quelques motards et me dis que le point de vue doit valoir le coup. Je vous laisse en juger par vous même.




Je m'arrête à quasiment tous les points de vue disponibles, tellement le paysage est magnifique. L'heure tourne, j'en prends une dernière avec le soleil couchant rajouté sous Lightroom.


Je continue encore et toujours à virevolter dans ces virages serrés, épingle à droite, virage à gauche, évitement de nids-de-poule et de caillasse au sol, pour arriver à un autre lac que je ne verrai jamais. Il fallait laisser la moto sur un petit parking en pleine forêt, avec très peu de passage et j'avoue que laisser tout mon matos sans surveillance (hé oui la joie des bagages souples sans système de verrouillage) ne m'enchantait guère. De surcroît une dame m'indique la destination et me dit que c'est à un bon quart d'heure de marche avec des chaussures de rando, donc autant laisser tomber avec mes bottes enduro.


Je rebrousse chemin et suis la trace de mon ami Ben. Je croise quelques vaches en sortie d'épingle, pépère au milieu de la route. Il y avait bien un panneau annonçant quelques bovidés, mais de la à se retrouver face à face, c'est pas le même délire. Heureusement j'étais en train de cruiser tranquillou sinon ça aurait été le drame. Une bécane épave dans le we ça suffit, surtout que c'était une zone sans réseau, ni traffic. Ah quand je vous disais que j'ai visité l'arrière pays profond, c'était pas une blague. Heureusement qu'il faisait encore jour, parce que des scénarii de films comme la colline a des yeux ou Sheitan commençait à me trotter dans la tête.


Puis soudain, après avoir roulé dans plusieurs bouses de vache et l'odeur de campagne plein le nez accentuée et réchauffée par le radiateur de ma belle, s'offre à moi la vue sur les lacs d'Etival.





Le soleil commençant vraiment à se coucher cette fois ci, je remets mon gilet en dessous de la veste car la température chute, et coupe court pour arriver au plus vite à l'hôtel. Il était déjà 18h30 et il me restait une bonne heure de route. Je passe par le village le plus froid de France, j'ai nommé Mouthe, où le temps s'est arreté. Leur station service et le supermarché s'appellent encore Atac (seuls les vieux comprendront) où je sors ma combi pluie parce qu'il se met à flotter. Nikita ayant eu à boire, on se remet en route vers Rochejean où je passerais la nuit chez Martial à l'hôtel les Gentianes. Je ne peux que fortement recommander cet hôtel relais motard, où le patron m'a accueilli comme un prince et m'a ouvert son garage pour y garer ma belle pour la nuit. Ni une ni deux je décharge la moto et file à la douche. Je redescends illico presto pour manger vu qu'il était déjà 20 h passé.


Tu connais la chanson maintenant, petite bière et c'est parti.



Le patron me propose en repas du soir une fondue comtoise. Vu la saucée que j'ai prise et les températures fraîches pour un mois d'août, je commande ce met ô combien prometteur. Mes papilles s'en souviennent encore et je salive à nouveau rien qu'en regardant la photo.




La soirée se déroule dans la bonne humeur avec le patron, la fille et les habitués qui me régalent de leurs histoires du cru et un chanteur de Jodel pousse même la chansonnette à ma demande. Quelques tournées de bières et de shooters de gentiane plus tard, j'y ferai également la rencontre d'Alex, un autre motard qui traverse la France. Allez checker son instagram https://www.instagram.com/alexontour_lu/?hl=fr pour suivre ses voyages. On décide de se retrouver demain matin au petit dej avant de reprendre la route, chacun de son côté.


Je vais me coucher avec des images magnifiques plein la caboche et surtout en me disant:

<< Tu vois t'as bien fait de pas faire ta tête de con et de profiter de cette journée! >>


J'avoue que la nuit fut courte et rude ! Certainement dû aux nombreux virages de la veille, la tête me tournait quelque peu. Et tout le monde sait, que l'asphalte ça te donne soif à 4h du mat, la pâteuse et un peu mal au crâne.


Au petit dej on discute avec Alex de nos projets, nos voyages, nos expériences, avec pour ma part des relents de gras et de boissons alcoolisés ! Putain c'est pas beau de vieillir. 32 ans et tu digères déjà plus le fromage le soir.


On part s'équiper et charger les brêles avant de faire quelques photos souvenirs et se souhaiter bonne route. Ce sont ce genre de petites rencontres impromptues qui te laissent les meilleurs souvenirs. On est resté en contact, et qui sait peut-être qu'un jour on fera un bout de chemin ensemble.






La tête des grands jours !


Cette fois ci c'est le coeur lourd que je reprends le guidon, non pas d'être seul, mais de me dire que : <<Merde c'est passé trop vite, à quand le prochain ?!>> même si il me reste encore plus de 400 kms retours.


Je m'arrête quelques heures plus tard, au bord d'un chemin prendre mon casse croûte de midi, avec les restes de la veille. Quoi de mieux qu'un fromage qui a transpiré pendant deux jours et du pain mou, comme ma b... !




Le temps est maussade, un peu en harmonie avec mon humeur. Histoire d'égayer tout ça, je décide de refaire un crochet au retour par la route des crêtes. Un peu avant je me rééquipe de ma combi pluie, les nuages sont menaçants et le thermomètre chute dangereusement. J'arrive en haut, il fait 6°C, un brouillard épais où tu vois pas à 20m. Dommage !




Je ferai la rencontre de Thierry ( plus du tout sûr du prénom, si tu te reconnais dis le moi) en T7 rally avec qui on échange un peu sur nos montures. A ce moment là, croiser un ténériste était chose rare. Le mal de cul aura raison de moi sur les derniers kilomètres et je couperais donc par l'autoroute pour finir le trajet. Je décharge la moto, me décapsule une bière et prends un bon bain chaud pour clôturer cette magnifique aventure.


Malgré certaines complications, je sais désormais (que je suis potentiellement fan de bière et alcoolique), que j'en suis capable, et n'ai qu'une hâte : recommencer seul ou à deux !

231 vues2 commentaires